J’ai constaté que les moniteurs et les touristes de l’enseignement avaient tendance à prétendre détenir la vérité et à vouloir formater les joueurs avec une technique standardisée, “prête a l’emploie”. Une sorte de mondialisation de la technique.   

Par conséquent, les joueurs ne s’y retrouvent pas, ils sont irréguliers, tendus et inefficaces en match.

Nb : J’ai écrit au masculin pour des raisons pratiques. J’espère que la gente féminine ne m’en voudrez pas.

Éduquer, ce n’est pas remplir des vases mais c’est allumer des feux », Michel de Montaigne

Vous ne pouvez pas forcer qui que ce soit, à faire ce que vous voulez, sous prétexte que vous êtes moniteur et que vous êtes passionnés de tennis. Le seule manière pour une autre personne fasse ce que vous voulez, c’est de lui donner envie de le faire. 

De nos jours il y a beaucoup plus d’activités, en conséquence les enfants passent de moins en moins de temps à jouer au tennis. Notre rôle en tant qu’enseignant est de transmettre le virus à nos élèves, notre passion. Celle qui nous poussait à passer des après midi ENTIÈRES au club à pratiquer et celle qui nous donne de donner des cours aujourd’hui.

L’enseignement à l’ancienne

Le groupe de 6 élèves forme une file et chaque joueur passe à tour de rôle face au moniteur qui envoie les balles :

« Allez 1 coup droit, 1 revers, 1 volley et replaces toi. Surtout Fais bien ton geste, et places toi bien !

Il y a parfois des cibles, parfois non…

Le moniteur delivre de précieux conseils techniques en restant à distance et comme la technique au tennis nécessite une certaine précision, les conseils se veulent complet et précis.

Très souvent les coachs laissent le joueur dans un certain confort, sous prétexte de devoir faire le beau geste. Au final je trouve que c’est contre productif, car en s’intéressant trop à la technique on en oublie le reste.

Ce fonctionnement très directif, est basé sur un idéal technique. Lorsque la pédagogie est basée sur un idéal, nous ne pouvons qu’être déçu. Car il y a des attentes. Et toutes attentes entraînent de la frustration.

Le manque de clarté face au but et les moyens limités qui sont mis en places ne font qu’augmenter le stress chez le joueur. Est ce cela l’apprentissage ? D’être frustré ? D’être à moitié satisfait ?

-Tu me dis de « bien faire mon geste » et en même temps tu me demandes de toucher la cible…

Comment pourrai je faire différemment dans ces conditions ?

Si je suis intoxiqué, comment puis je faire pour me purifier, et m’aérer ? Et pourquoi ce ne serait pas aussi à cause de toi ce qui m’arrive ?

La méthode au panier à de telles incomplétudes et est tellement éloignée de la réalité du match qu‘il me semble difficile de lui faire confiance.

Incidences pédagogiques

a) Jouer, c’est communiquer.

Quand vous jouez au tennis, vous communiquez avec la balle. La qualité de votre message, ainsi que la qualité de votre intention permettront de donner de la valeur à vos actions.

Une fois cela mis au clair, il sera question de mettre en place des moyens plus spécifiques tel que la technique ou la bio mécanique pour continuer d’avancer.

Posez vous cette question : Comment puis je être dans mes meilleures dispositions pour favoriser ma communication ?  

En réalité, communiquer est très technique. Comment pouvez vous être si sûr que votre interlocuteur a compris ce que vous lui avez dit ? Il peut y a avoir une différence entre ce qu’il aimerait qu’il entende et ce que vous avez vraiment dit ?

Ou qu’il voulait vous dire mais qu’il n’a pas pu.

Au final, la communication est imprécise et incomplète. A tout ça s’ajoute le cocktail chimique des émotions qui s’en mêle et qui nous faire perdre notre sens logique dans l’instant présent. Au point même de nous intoxiquer et d’intoxiquer notre proche.

Communiquer c’est apprendre à ne pas s’intoxiquer la relation et à conserver son intégrité en tout temps.

C’est comme ci je revenais de l’escalade tout égratigné à chaque fois que j’en faisais. Au bout d’un moment je ne pourrai plus en faire. 

Je répondrai à ces questions dans la rubrique « Parents/Coach » du site

Améliorer la relation entre l’outil et son utilisateur.

Pas besoin de remettre en question l’outil lui même. Juste son usager  

C’est pour cela que le joueur doit évoluer le plus souvent dans des situations ouvertes pour pouvoir prendre ses propres décisions et d’agir comme bon lui semble, et aussi libéré de tout jugement.

C’est dans ces conditions et seulement dans ces conditions, qu’il pourra s’inscrire dans une démarche d’apprentissage. Et acquérir des compétences qui lui seront vraiment utiles et qu’il cultivera à chaque fois qu’il jouera.

N’est ce pas magnifique lorsqu’un joueur nous annonce en début de séance qu’il veut améliorer ça ou ça ? Ce « magnifique » devrait et pourrait être normal. Si nous coachs, parents, mettons en place un environnement adapté et cultivons une relation saine avec le joueur, c’est possible. Le joueur sait ce qu’il vient faire là ce matin et il demande des conseils. C’est du pure bonheur pour un coach.

b)Le meilleur outil pour apprendre est : Le jeu ! 

La nature humaine est tellement sophistiquée, qu’elle mérite des méthodes d’enseignement simples Tel que la bienveillance et la communication pour transmettre des savoirs.
Je m’inspire d’une citation de Leonard de Vinci :

« La simplicité est la sophistication ultime ».

TOUT commence par une intention. L’intention est la locomotive qui entraîne les wagons. Lorsque l’élève arrive il veut jouer ! Répondons à sa demande… C’est très important de répondre au besoin du joueur car de là se déploiera son énergie créatrice.

Car qui dit jeu, dit stratégie. Et qui dit stratégie dit : Intention

L’attention donne de l’énergie et l’intention transforme.

C’est seulement grâce à des intentions que l’enfant transformera. C’est aussi simple que cela. Si les intentions ne sont pas les siennes ou ne sont pas raccordées à son projet, il aura très peu de chance de les concrétiser et il se démotivera.

Notre cerveau est un transformateur de réalité. Son rôle principal est de contrôler les mouvements de notre corps.

Donc pour le réaliser il faut d’abord l’imaginer en amont. Comme imaginer ce que vous allez dire. »

c) C’est en pratiquant que l’on apprend.

Don’t practice to get it right, practice until you can’t get it wrong.

« (ne t’entraînes pas pour « bien faire », entraînes toi jusqu’à temps qu’il soit impossible pour toi de « mal faire » )

C’est en conduisant, que l’on apprend à conduire, c’est en nageant, que l’on apprend à nager. C’est en jouant au tennis que l’on apprend à jouer au tennis. Dans cette configuration (au panier) 1 moniteur pour 6 élèves, comptez combien de fois où les élèves frappent dans la balle. Jouent t’ils vraiment ?

Malgré tout vos bon conseils qui viennent du cœur, pensez-vous que ce sera suffisant pour que vos élèves progressent ? 

Pour que la méthode au panier fonctionne, (J’essaye de trouver des avantages) cela nécessite automatiquement une pratique en dehors des leçons (même 30 min) pour continuer de se former. Est ce que les personnes que vous avez en cours sont aussi motivées et aussi disponibles que vous l’étiez à l’époque ? Dans plus de 90 % des cas, non… 

Je sais qu’il est difficile de remettre en question plus de 20 ans de fonctionnement. Mais maintenant que vous connaissez le sens pédagogique, il n’est jamais trop tard pour changer. 

Si vous êtes élève Demandez à votre prof de jouer plus souvent des points, Aménagez avec lui les règles du jeu et la taille du terrain. Partagez votre ressenti. Grace à son savoir faire et la qualité de la relation que vous avez avec lui, vous saurez mettre mettre en place une situation pédagogique adaptée à vos besoins.

d) L’environnement

L’une des clés pour déverrouiller une situation est de maîtriser l’environnement direct. Il relève d’une haute importance car tout le monde est concerné. Il permettra surtout d’avoir une liberté d’expression et de retirer les obstacles qui pourraient vous gêner en cours de route.

Dans la méthode étape par étape je vous encouragerai et à épurer votre environnement en premier lieu pour avoir plus d’espace pour travailler. Un bon voyageur, est un voyageur qui voyage léger !

Grâce à de l’espace et des règles saines nous favoriserons nos interactions.

S’intéresser d’abord à la relation me semble être une technique de base, pour favoriser la technique finale.

En d’autre mots, pour avoir la paix, nous devrions d’abord savoir communiquer plutôt que de nous intéresser à la technique elle-même.

Si par exemple, vous allez à l’étranger et que vous maîtrisez peu la langue, je vous conseille de baser vos efforts sur votre capacité à rentrer en relation avec un inconnu plutôt que d’essayer de parler avec un vocabulaire fluide et parfait. Cela risquerait de vous freiner.

Au contraire, allez y en toute décontraction et expliquez le contexte ! Vous verrez que c’est plus facile que vous ne le pensiez. Il suffit de se jeter à l’eau et de respecter des valeurs tel que :

  • Le respect, de maintenir une distance suffisante, pour ne pas que la personne suffoque, ni se sente agressée.
  • la concentration, une seule chose à la fois.
  • L’intéressement, la bienveillance
  • et surtout le détachement. Si la personne veut partir à tout moment, c’est son choix.

Ce ne sera pas tant les mots mais votre faculté à respecter ces points qui permettront de réussir. Même si vous êtes mal à l’aise ou maladroit, on vous pardonnera puisque vous montrez une recherche de qualité dans la relation.

Quelques ajustements se feront par la suite et ça se poursuivra ! Vous me suivez ?

Toute l’immensité du vocabulaire qu’il vous faut, vous le découvrirez sur le terrain.

Imaginez un langage universel qui permettrait à tous de nous réunir et qui respecterait les besoins de chacun. Ne pensez vous pas que ça produirait un monde meilleur ?

En ce sens que je ne crois pas que ce soit la technique en elle même qui produit de la valeur mais plutôt la qualité de la relation qu’il y a entre les deux. J’ai confiance, tu as confiance, nous avons confiance.

Pour finir

  • Nous ne devrions plus attendre l’approbation du prof. Le tennis est un sport suffisamment sécurisé pour ne pas se mettre en danger physiquement durant l’action. Profitons-en pour laisser plus de liberté au joueur pour laisser plus de place aux champ des possibilités.
  • Au final, ne pensant jamais être à la hauteur, l’élève voit plus souvent le verre à moitié vide, qu’à moitié plein. [Article : Partez de vos qualités] Le fameux « c’est bien mais… » est en réalité très destructeur, du, fait ce n’est jamais « bien » et c’est très flou.
  • Le jeu devrait être la seule plateforme pour apprendre
  • Maîtriser la communication est un outil pour sécuriser les rapports au quotidien et avancer dans la coopération pour ressortir grandi et plus fort.
  • Bannir l’utilisation du panier car il ne répond pas aux critères de communication, de relation intime et est trop éloigné de la réalité du jeu.

L’organisation au panier, ne répond pas à une demande, le jeu si.  

Si vous vous rendez compte que vous enseignez comme ça, il est toujours temps pour changer. Et faites-le Vite ! 

Dans le blog je vous proposerai des situations de jeux complètes qui solliciteront vos intentions et toutes vos facultés en même temps dans le [module 2]. Je vous inviterai aussi à prendre plus de recul sur votre pratique pour affiner votre perception [Module 1]

Je vous invite à vous procurer votre e-book gratuit en page d’accueil qui vous présentera les 4 piliers pour avoir un jeu solide et équilibré quelque soit votre niveau.

Quand le joueur est excité et stimulé, il revient avec plaisir ! Pour cela, seul le jeu, le permet.

Ma demande

S’il vous plait, si vous enseignez comme ça, Arrêtez avec le panier. Faites une cure. Où es le jeu là dedans ? De toucher une cible ? Est ce que pendant le match, l’adversaire vous dira : « Attention je vais jouer sur ton coup droit maintenant ! jamais… »

Où est la liberté dans ce système ? Ou sont les les choix ? Et les adaptations ?

S’il vous plait mesdames et messieurs les coachs : Cessez d’enquiquiner les joueurs avec votre technique idéale. Vous n’avez rien à prouver. Ni à vous, ni aux autres. Votre mission est de répondre à un besoin et les joueurs sont là pour jouer – Laissons les faire, et aidons si besoin en restant proche d’eux. Le tout sans exigences et sans jugements.

Oui, ces dérives autoritaires où les demandes se transforment en exigences ont déjà causé et causent encore beaucoup de dégâts. Çà doit cesser !

C’était mon coup de gueule

Commencez par employer d’autre appréciation tel que « C’est pas mal ou c’est bien ». [Voici un article sur ça]. Cela apportera plus de précision et de qualité dans votre expertise. Votre aide ne sera que bénéfique.

Coacher = guider.

Le rôle du savoir n’a t’il pas de nous rendre plus libre, plus indépendant ?

Vous avez surement senti une certaine arrogance ou une certaine violence dans mes propos au cours de cet article. Et je ne m’en excuse pas. Les joueurs débutants qui sont motivés et ignorants des méthodes d’enseignement subissent cette réalité et encaissent les traumatismes.

Si la fédé regarde ce post, pouvez vous me dire quel est le pourcentage de réinscription pour les joueurs qui participent au cours collectifs à plus de 80% au panier et qui ont abandonné au bout de 2 ans ? Je suis convaincu que si ce pourcentage augmentait, les clubs seraient en bien meilleur santé aujourd’hui.

Clairement si j’étais à la fédération et aurais un pouvoir décisionnel, je bannirais tout les pseudos enseignants qui proposent (qui imposent) leur système au panier à plus de 80% du temps. Peu importe les conseils prodigués. C’est une question de bonne santé pour le tennis français. 

J’aimerai dire à tous ces enseignants qu’il existe autre chose, que les temps changé. Grace à la révolution matérielle et aux nouvelles connaissance sur notre cerveau et que l’on peut avoir bien plus en dépensant moins d’efforts. Servons nous en !

A bon entendeur, Salut ! 

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