Les temps ont changé

J’ai constaté que les moniteurs et les touristes de l’enseignement avaient tendance à vouloir enseigner une technique standardisée, “prête a l’emploie”. Une sorte de mondialisation de la technique.

Par conséquent, les joueurs ne s’y retrouvent pas, ils sont irréguliers, tendus et inefficaces en match. Ils sont aussi très dépendants de leur coach.  

Si vous êtes joueur et que vous rencontrez ces problèmes je vais vous expliquer pourquoi vous n’êtes pas responsable des conséquences actuelles et comment changer pour vous mettre dans les meilleurs dispositions pour apprendre.

1 ) L’importance de l’environnement

Votre environnement direct relève de la plus haute importance car il vous permet ou non d’avoir une liberté d’expression et de vous sentir « chez vous ».

L’une des clés pour déverrouiller une situation est de maîtriser votre environnement car il est directement lié à votre écologie : Eco = la maison, l’habitat ; Logie = Le discours.

Cela vous permettra de retirer les obstacles qui pourraient vous ralentir ou vous limiter en cours de route.

Pour entretenir votre écologie, il vous faut de l’espace et des règles saines de fonctionnement.

Ne pas du tout avoir de règles n’est pas non plus judicieux à mon sens, car cela demande une grande connaissance ainsi qu’une discipline individuelle.

Votre Eco système

Ce n’est pas tant la technique que vous utiliserez qui donnera de la valeur à votre message mais plutôt la qualité de la relation que vous aurez avec elle.

Pour avoir la paix, vous devriez plus vous intéresser aux attitudes et au fonctionnement qui favorisent la communication plutôt qu’à la technique elle-même. Les mots sont comme la technique, c’est juste un moyen pour communiquer.

Vous pouvez très bien vous faire comprendre d’une autre façon qu’avec des mots et un bon accent. Grâce à des gestes bienveillants et une cohérence et une congruence générale, vous aurez la base de votre communication.

C’est comme ci vous parliez à un inconnu : Quel es votre stratégie pour que tout se passe « bien » et qu’il n’y ai pas de mal entendu ?

Quel est votre stratégie ou votre savoir-être qui vous permettrait d’avoir une relation plus profonde avec cet individu ? Tout de suite, le respect me vient à l’esprit.

Puis ce serait la curiosité et votre concentration.

Quand je donne, je reçois. C’est une loi d’abondance, tout est lié.

La deuxième étape serait d’évaluer pour mieux conscientiser la qualité de la relation avec votre technique. Par exemple, quand on sert fort sur mon coup droit, dans quel état physique et émotionnel suis je ? Si vous savez pas, faites le test !

De votre bien-être découlera votre technique.

Relation et besoins

Dans toutes relations il y a des besoins communs et des besoins personnels qui sont vitaux à tout à un chacun. Apprendre à formuler ses limites dès le départ devrait nous être enseigné plus tôt à l’école.

Au contraire, il y a beaucoup sur la limite du groupe mais très peu sur la limite individuelle. C’est en sens, qu’il faudrait apprendre à formuler des demandes claires et précises pour ainsi agir avec plus de clarté et de précision.

De là une émulation de groupe se fera car chacun sera écouté et respecté. Mettant les qualités personnelles de chacun au service du groupe.

Apprendre d’abord à communiquer à l’intérieur de nous pour ensuite le faire à l’extérieur n’est pas qu’une question de technique (au sens propre). C’est une question de relation, de bon sens.

La qualité de la relation passera donc par deux points :

Attention ! Une demande n’est pas une exigence !

Imaginez une radio : Elle émet et elle reçoit.

En réalité, transmettre un message c’est très technique. Comment pouvez vous être si sûr que votre interlocuteur à parfaitement comprit ce que vous lui avez dit ?

Il peut y a avoir une différence entre ce qu’il aimerait entendre et ce que vous avez réellement dit, et ce que la personne aurait aimé dire !

Au final, la communication est imprécise et incomplète. L’agitation des émotions a prit le dessus jusqu’à faire perdre toute la logique et toute humanité. Il me parait bien plus raisonnable de dire : « Je ne sais pas. »

Plutôt que de vouloir à tout prix trouver une solution aujourd’hui. Ce jugement précoce, amène les personnes décidantes a prendre des décisions hâtives qui conduisent à sentiment d’amertume et de rejet.

Rappelons nous qu’avant de communiquer avec la personne nous avions le désir et l’espoir de construire un éléments nouveau ensemble, qui aurait servit la communauté. Au lieu de cela, la crainte et le rejet ce sont créés.

La nature humaine est tellement sophistiquée, dans sa composition et dans l’histoire personnelle de chacun, qu’elle mérite des méthodes et des principes simples pour composer.

La communication en est un. Je m’inspire de ce dicton de Leonard de Vinci :

« La simplicité est le sophistication ultime ».

Comment peut ton apporter une aide complète et sophistiquée si ce principe même n’est pas respecté ?

Comment pourrions-nous trouver un consensus commun qui serait bénéfique à chacun d’entre nous, dans ce contexte ?

Enseigner, c’est communiquer.

Quand vous jouez au tennis, vous communiquez avec la balle. Il est alors question de relation mais aussi de qualité du message transmit.

En ce sens, la qualité de votre intention est tout aussi importante, pour créer de la valeur.

Une fois l’intention mis au clair, il sera question de mettre en place des moyens plus spécifiques tel que la bio mécanique et la concentration pour continuer de progresser.

Comment puis je me mettre dans les meilleures conditions pour favoriser ma communication ?  

La méthode d’entrainement 

Rien de pire, quand une personne, devine, décide ou même ressent pour nous. Dans tout les cas, c’est malsain et c’est une source de conflits dans le futur.

Je suis intimement convaincu que l’on a toujours le choix dans la vie. Si ce n’est pas le cas, c’est que vous êtes déjà prisonnier d’un choix que vous avez effectué dans votre passé. Dans ce cas revenez sur cette décision pour vous en libérer. Ce choix était peut être valable à l’époque mais ce ne l’est plus aujourd’hui.

Voila en quoi je dis que c’est malsain. Votre bien être est entamé par des principes erronés sans que vous vous rendiez compte.

Il n’est jamais trop tard pour retrouver votre liberté.

Si vous ne pouvez pas changer le monde, changer de monde.

Cette liberté est vitale pour être flexible au changement et pour croitre. La liberté de vos choix influera directement sur votre implication. Et c’est votre implication qui déterminera votre responsabilité.

Votre implication vous permettra d’apprendre. Si au contraire, vous rejetez votre responsabilité sur un cadre ou sur une personne dans une situation spécifique, cela montre que vous êtes déjà prisonnier du système dans lequel vous vous trouvez.

Etre impliqué et responsable vous permettra de mettre plus de sens dans vos entraînements et surtout de défaire les nœuds.

Votre système d’entrainement doit donc s’ouvrir, pour se rapprocher au plus prêt de la réalité que vous allez rencontrer. Vous entraîner ce n’est pas vous isoler. Au contraire, c’est coopérer et parfois vous confronter.

Votre méthode d’entrainement devra répondre à ces deux aspects :

Une seule réponse : Le jeu ! 

Le jeu est la meilleur manière pour l’être humain d’apprendre.

Quand on joue, TOUT commence par une intention. L’intention est la locomotive qui entraîne les autres wagons. Car qui dit jeu, dit stratégie, et qui dit stratégie dit : Intention

[Message pour les coach] : Lorsque le joueur arrive il veut jouer ! C’est très important de répondre au besoin du joueur car de là dépends son implication et l’énergie qu’il y met.

L’attention donne de l’énergie et l’intention transforme.

C’est aussi simple que cela. Si les intentions de jeu ne sont pas celles du joueur ou ne sont pas raccordées à son projet, il aura très peu de chance d’y trouver du sens. Il n’apprendra pas et se démotivera.

Le jeu stimule

Même si c’est difficile pour certains joueurs de compter les points, cela est necessaire.

Cette crainte de compter les points peut montrer en réalité un autre problème : Vous vous identifiez trop au résultat.

Vous vous identifiez pour ce que vous n’êtes pas. Vous vous sentez jugé, humilié, et parfois exclu si vous n’êtes pas au niveau. En réalité, c’est vous qui vous racontez des histoires.

Vous vous prenez trop au sérieux. Vous ne voulez pas essayer, ni vous confronter ou cela vous encourage à vous sur-préparer. Dans tout les cas, cela nuit à votre bien-être et vous maintient à ce niveau.

Cette croyance limitante, qui est surement issue de votre enfance, vous empêche de progresser.

A force de vouloir se sur-préparer, nous ne voulons plus affronter. Il y a alors un déséquilibre entre l’énergie dépensée pour évoluer et le peu de contextes rencontrés pour observer des progrès.

Si vous étiez plus sage, et moins compétitif envers vous-même vous comprendrez que le jeu est le meilleur professeur qu’il existe. Il est direct et sincère. Il vous montre la réalité. En ce sens, votre adversaire devient votre professeur.

Simplement en paramétrant l’espace de jeu, le matériel et les règles, que le coach aura une grande influence ! Cela représente 80% de la situation pédagogique finale.

L’enseignement à l’ancienne

1 coup droit, 1 revers, 1 volley et replaces toi ! Surtout Fais bien ton geste ! et places toi bien !

Où est la communication dedans ? le joueur a t’il le choix ? Et les adaptations ?

Ce fonctionnement est très directif et basé sur un idéal. Lorsque nous basons notre pédagogie sur un idéal, nous ne pouvons qu’être déçu et cela ne fait qu’augmenter un stress nocif.

Est ce cela l’apprentissage ? D’être frustré ? de nous dire tout ce qu’on fait de mal ? Mais comment je fais pour ne plus reproduire cela ? En conscientisant et en se confrontant au jeu. POINT.

Sujet des séances. 

Quand je voyais ces séances, je me disais que le souci principal du prof est que les joueurs « fassent bien » leur geste. Sans compter le temps d’attentes entre les séries.

Aussi, Il était concentré essentiellement sur la partie haute du corps. 

Au tennis, quand on parle de technique on parle de : 1) « coup d’œil », 2) De « qualités de pied » 3) De « qualités de main ». C’est toujours dans cet ordre. 

Considérons que travailler techniquement est un grand intérêt, elle ne représente qu’une seule des quatre paramètres que nécessite le jeu.  [Je vous invite à télécharger le guide de bienvenue en page d’accueille qui présente les fondations pour avoir une technique fiable.]

Apprendre en pratiquant.

C’est en conduisant, que l’on apprend à conduire, c’est en nageant, que l’on apprend à nager. C’est en jouant au tennis que l’on apprend le tennis.

Dans cette configuration au panier avec 1 moniteur pour 6 élèves, comptez combien de fois les élèves frappent dans la balle durant 1 heure ?

Malgré tout vos bons conseils qui viennent du cœur, pensez vous que ce sera suffisant pour que vos élèves progressent ? 

Pour que cette méthode fonctionne, (J’essaye de trouver des avantages) cela nécessite automatiquement une pratique en dehors des leçons. On en revient encore au jeu. Alors autant l’integrer directement dans les séances.

Est-ce que les personnes que vous avez en cours sont aussi motivées et disponible que vous l’étiez à l’époque ? Pour plus de 95 % non… 

 Je sais qu’il est difficile de remettre plus de 20 ans de fonctionnement en question. Mais maintenant que vous connaissez le sens pédagogique, il n’est jamais trop tard pour changer. 

Ma demande [Pour les coach]

S’il vous plait, si vous enseignez comme ça, Arrêtez avec le panier. Faites une cure. Où est le jeu là dedans ? De toucher une cible ? Est ce que pendant le match, l’adversaire vous dira : « Attention je vais jouer sur ton coup droit ! jamais… »

S’il vous plait mesdames et messieurs les coach : Cessez d’enquiquiner les joueurs avec votre technique idéale. Vous n’avez rien à prouver. Ni à vous, ni aux autres. Votre mission est de répondre à un besoin et les joueurs sont là pour jouer – Laissons les faire et aidons les, sans exiger. Coacher = guider.

Améliorez votre communication et proposez des situations de jeu ouvertes.

C’était mon coup de gueule

Oui, ces dérives très directrices, ont causé et causent encore beaucoup de traumatismes chez les joueurs.

 

Clairement si j’étais à la fédération et si j’avais un pouvoir décisionnel, je bannirai tout les pseudos enseignants qui proposent (qui imposent) l’enseignement au panier dans plus de 80% du temps. Peu importe les conseils prodigués. C’est une question de bonne santé pour le tennis français. 

L’organisation au panier, ne répond pas à une demande, le jeu si.  

Conclusion

Vous avez surement senti une certaine arrogance ou une certaine virulence dans mes propos et je ne m’en excuse pas. Les joueurs débutants qui sont motivés et ignorants des méthodes d’enseignement subissent cette même violence durant les entraînements et subissent tant de traumatismes.

Baignés dans l’ignorance (que la situation impose) et par l’aspect négatif que celle-ci crée.

avec son fameux « c’est bien mais… » en fait c’est jamais « bien » !

Au final, ne pensant jamais être à la hauteur, le joueur retient plus souvent le négatif plutôt que le positif dans sa pratique. Article : [« Les fondations de la méthode »].

Quand le joueur est excité et stimulé, il revient avec plaisir !

Si la fédé regarde ce post, pouvez-vous me dire quel est le pourcentage de réinscription au bout de 2 ans pour les joueurs qui suivent un enseignement au panier ?

Je suis convaincu que ce pourcentage augmenterait, si les clubs proposaient davantage de formules jouées et laissaient un peu plus la technique de côté. Les clubs seraient en bien meilleur santé que ce qu’ils sont aujourd’hui.

A bon entendeur, Salut ! 

En commentaire ci dessous : Quel es la situation de jeu qui vous pose le plus de problème ?