J’ai constaté que les moniteurs et les touristes de l’enseignement ont tendance à prétendre détenir la vérité et à formater les joueurs avec à une technique standard “prête a l’emploi”, destinée à tous. Une sorte de mondialisation de la technique.   

Par conséquent, les joueurs ne s’y retrouvent pas, ils sont irréguliers, tendus et inefficaces en match.  

La technique est un moyen spécifique de communiquer avec la balle. Elle est le résultat de tout un processus maîtrisé  préalablement. Le joueur devrait d’abord apprendre à se concentrer, à développer des intentions de jeu, savoir se situer sur le court et améliorer sa coordination générale avant de s’intéresser à avoir une technique idéale. 

C’est comme un échauffement : Il part du général vers le spécifique 

En d’autres mots, la technique devrait être construite sur un socle stable : L’humain. 

Comment ?   

Afin d’imager, je vais comparer la technique à une tronçonneuse. Bah oui ! Les deux sont des outils. 

Vous êtes dans votre garage et vous venez d’acheter une tronçonneuse d’une marque renommée. Est ce que celle ci vous garantira de mieux trancher ? de ne pas faire d’erreur ? Est ce qu’elle coupera le bois sans vous ? non…

La technique est un outil, ça ne fait pas tout. 

Dans le même sens, si l’outil est trop puissant et trop affûté trop tôt, l’utilisateur en sera surpris de voir tel ou tel résultat sans même comprendre.  C’est ce que les touristes de l’enseignement cherchent à faire, sous prétexte qu’ils ont appris ainsi. 

Ils pensent que leur histoire sera aussi l’histoire de l’élève. 

En se basant sur une technique idéale et en la décrivant de fond en comble, ils pensent bien faire le travail. Mais en fait cette technique on peut la retrouver dans un manuel ! Il ferait mieux de les distribuer dans ce cas.

Ils partent du principe qu’en apprenant la technique idéale naîtra à son tour le joueur idéal. 

 

Les temps ont changé

De nos jours il y a beaucoup plus d’activités et moins en moins de temps pour jouer au tennis. Notre rôle en tant qu’enseignant est de leur transmettre notre virus, notre passion. Celle qui nous a poussé à donner des cours maintenant. Transmettre du sens aux élèves afin qu’ils soient motivés à passer des après midi ENTIÈRES au club, comme nous le faisions. 

Vous ne pouvez pas forcer qui que ce soit, à faire ce que vous voulez qu’ils fassent, sous prétexte que vous êtes le moniteur et que vous êtes passionnés de tennis. Sinon je vous présente à un scout ! Vous verrez ils font des activités géniales ! Attention, je n’ai rien contre les scouts. Je dis juste que chacun à sa passion et ça commence par le fait de s’amuser. Et non par la technique. 

Le seule manière que l’élève fasse ce que vous voulez, c’est de lui donner envie. 

 

Le jeu, le jeu, encore le jeu ! 

Quand vous tronçonnez, en fait vous jouez ! Vous vous mettez en danger quelque part, vous usez aussi de votre pouvoir créateur. Ces deux paramètres sont stimulants. Nous ne devons jamais perdre de vu que le jeu est le meilleur moyen pour apprendre. Car il est complet et surtout multi-sensoriel pour notre cerveau.

Il sollicite : la vue, l’Ouïe et le toucher dans une même action

Il englobera toujours les quatre paramètres de base  :

La technique : comment tenir la tronçonneuse pour ne pas se blesser et être efficient.

La tactique : Choisir par où commencer pour abattre un arbre. Cela inclut aussi la stratégie, comment je souhaite que l’arbre tombe.

Le physique : Pour être suffisamment endurant, coordonné et fort. 

Le mental : De n’avoir aucune distraction lors du processus, par exemple. 

Tout est relatif, selon votre niveau et vos désirs, les qualités vont varier.

 

Cependant, TOUT commence par le jeu et donc, d’une intention 

L’intention est la locomotive qui entraîne les autres wagons. Lorsque nous voyons les élèves face à nous, ils ont déjà l’intention de jouer au tennis. Vous avez entendu ? JOUER  au tennis. Qui dit jouer, dit jeu. Qui dit jeu dit stratégie, qui dit stratégie dit : Intention

Alors s’il vous plait mesdames et messieurs les coachs : Cessez d’enquiquiner les joueurs avec votre technique idéale. Vous n’avez rien à prouver à vous ni aux autres. Vous êtes simplement pour proposer un service et répondre à un besoin.  

Les joueurs sont là pour jouer – Laissons les faire, et répondons à leur besoin. Coacher = guider. 

 

Aménagez l’environnement et la situation 

Arrêtez avec votre panier. C’est trop. Où es le jeu la dedans ? De toucher la cible ? Est ce que pendant le match, l’adversaire vous dira : « Attention je vais jouer sur ton coup droit maintenant ! jamais… »

 

Nous apprenons en pratiquant.

C’est en conduisant, que l’on apprend à conduire, c’est en nageant, que l’on apprend à nager. C’est en frappant des balles que l’on apprend le tennis. Dans cette configuration (au panier) 1 moniteur pour 6 élèves, comptez combien de fois les élèves frappent dans la balle. 

Malgré tout vos bon conseils qui viennent du cœur, pensez vous que ce sera suffisant pour qu’ils progressent ? 

Pour que cette méthode fonctionne, (J’essaye de trouver des avantages) elle nécessite automatiquement une pratique en dehors des leçons. Est ce que les personnes que vous avez en cours sont aussi motivées et disponible que vous l’étiez à l’époque ? Pour plus de 95 % non… 

 

L’être humain s’adapte, et a toujours sû le faire. Nous sommes des descendants de survivant. Je sais qu’il est difficile de remettre en question plus de 20 ans de fonctionnement. Mais maintenant que vous connaissez le sens pédagogique, il n’est jamais trop tard pour changer. 

Vaut mieux tard que jamais ! Il n’y a que les c… qui ne changent pas d’avis 

Clairement si j’étais à la fédération et si j’avais un pouvoir décisionnel, je bannirais tout les pseudos enseignants qui proposent (qui imposent) du panier plus de 80% du temps. Peu importe les conseils prodigués. C’est une question de bonne santé pour le tennis français. 

L’organisation au panier, ne répond pas à une demande, le jeu si.  

Conclusion

Vous avez surement senti une certaine arrogance ou une certaine violence dans mon article. Et je ne m’en excuse pas. Les joueurs débutants qui sont motivés et ignorants des méthodes d’enseignement subissent cette même violence durant les enseignements directifs tel que que les séances au panier.

Là où le moniteur souligne constamment le négatif, avec son fameux « c’est bien mais… » est tout aussi destructeur pour l’élève. Le pire dans tout ça, c’est qu’il ne s’en rends même pas compte car il a été éduqué ainsi.

Au final, ne pensant jamais être à la hauteur, l’élève développe sa négativité en voyant le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide.   

Si vous vous rendez compte que vous enseignez comme ça, il est temps de changer. Vite ! 

Grâce au site je vous proposerai des situations qui sollicitent des intentions, et qui excitent le joueur.

Quand le joueur est excité,  et stimulé, il revient avec plaisir !

Si la fédé regarde ce post, pouvez vous me dire quel est le pourcentage de réinscription pour les joueurs qui débutent, au bout de 2 ans ? Je suis convaincu que si ce pourcentage augmentait, les clubs seraient en bien meilleur santé qu’ils ne le sont aujourd’hui.

A bon entendeur, Salut ! 

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