21 octobre 2021

Mon histoire

Mes débuts

J’ai commencé le tennis en vacances avec mon frère et mon père à l’âge de 7 ans. A la rentrée, je me suis inscrit au club du village où j’assistais à un cours collectif de une trente par semaine avec un enseignant diplômé d’état. A la fin de l’heure, René Jacques un passionné me proposait de jouer avec lui et il me donnait d’autres conseils.

Mon évolution 

Non classé, puis, 30/5, 30/3, 30/2, 30… à ce moment ce fût plus corsé. (Je vous expliquerez les classements dans une vidéo). A ce niveau là, je ne pouvais plus me contenter de renvoyer la balle dans le court. Il fallait que j’impose mon jeu.

A 14 ans, je m’inscris à Montargis, à 20 km de la maison, pour rencontrer des  joueurs mieux classés. Je passe 15/5, puis 15/3 l’année d’après.

Boosté à bloc

Plus le niveau augmentait et plus ma marge d’erreur diminuait. Je me frustrais plus souvent. Certains joueurs comme Lucas Vincent pouvaient jouer jusqu’à trois heures affilées sans faiblir.  Je faisais les points et les fautes et au final, c’est moi qui perdais. Je dominais, sans gagner.

Je remarque que j’avais besoin d’être sur une fine limite émotionnelle pour me sentir compétitif et pour attaquer sans me poser de question. Cette sensibilité extrême me faisait parfois défaut, ce qui me poussait parfois à exploser… ma raquette.

Pour l’anecdote, j’ai arrêté de briser ma, le jour où j’ai payé mes propres raquettes, à l’âge de 16 ans. 

Garder le contrôle

Rester calme sur le court était devenu ma priorité. J’ai alors décidé de m’entraîner avec des joueurs qui jouaient lentement, des relanceurs-contreur pour travailler sur ça. Le but était de ne plus jamais m’énerver sur un court. Ce changement d’attitude fût si radical j’ai perdu mon agressivité et mon insouciance qui me réussissait tant. 

D’une passion à un métier

A 17 ans, après avoir réussis mon BEP cuisine, j’ai souhaité devenir moniteur de tennis. Deux mois plus tard, j’ai déménagé à Lyon dans mon premier appartement, une nouvelle aventure commençait.

L’asul tennis à Villeurbanne

Dans le cadre de notre stage, nous devions trouver un club pour nous exercer. J’ai choisi de postuler à L’asul tennis à Villeurbanne. C’est là que j’ai rencontré Caroline, Murielle Merolle et Cemal Karadag (ses entraineurs). Tous vivaient pour une passion : Le tennis. 

Après quelques temps, Murielle, l’entraineur de Caroline m’a proposé d’être son partenaire d’entraînement. J’étais enjoué ! 

J’ai passé la formation d’initiateur et j’ai dispensé mes premières leçons à l’âge de 18 ans. 

En 2007 lors d’une sortie que j’avais organisé à Roland Garros.

Un mentor

Sachant que je devais être classé 15 pour rentrer en formation, j’ai dû payer pour la première fois des leçons individuelles. j’ai dû changer des habitudes ancrées depuis longtemps. Résultat : trois mois, sans aucune sensation de contrôle en coup droit. La balle partait à l’horizontal, dans le grillage.

Mon coach s’appelait Cemal Karradag. Il s’occupait des jeunes espoirs du club et dégageait une certaine sérénité sur le court. Ce fût un mentor pour moi, autant dans sa manière d’enseigner que dans sa manière de communiquer. Il était simple et pertinent à la fois. Je m’en inspire toujours aujourd’hui.

Cemal et moi en 2020

L’aboutissement 

Une dizaine de leçons individuelles et des moments de doutes plus tard, je réussis enfin à passer 15/1 en fin d’année, puis 15 à l’intermédiaire la saison suivante. Je redécouvrais le tennis. Mes adversaires étaient plus réguliers et j’avais encore plus de plaisir à jouer. 

Puis je passe 5/6 à l’intermédiaire et 3/6, l’année d’après. 

Travail et reconnaissance

Une fois le diplôme en poche, j’ai commencé a enseigner a plein temps et à m’investir dans mon club. J’étais enfin moniteur de tennis !!! Whouuuaaaou.  J’étais tellement passionné que j’avais pour but de devenir le meilleur entraîneur de tennis France ! A force de passion et de professionnalisme, je pensais qu’on allait me repérer et que j’allais travailler pour un poste important à la FFT et que j’allais être connu. Mais rien de cela. En réalité, j’ai appris que si tu ne demandes rien, tu n’as rien. On ne viendra jamais me chercher. 

Enseigner et performer.

Avec du recul, j’ai négligé ma propre condition physique et ma carrière de jeune joueur pour les autres. Je ne jouais plus régulièrement avec un partenaire de mon niveau, mais je garder de l’espoir pour continuer de monter au classement. 

Comme j’étais six jours sur sept sur les courts, j’avais ma dose de tennis !   

Détails après détails

Puis j’ai commencé à filmer mes matchs dans le but d’analyser mon jeu que si je le ferai pour un joueur. Cette démarche m’a aidé à mieux me connaître mais en aucun cas elle ne remplace l’entraînement, le vrai. Comme je ne pratiquais pas souvent, c’était difficile. Mes frappes étaient plus lentes et je faisais beaucoup de fautes directes. J’avais surtout le sentiment de ne pas avoir assez de temps pour me préparer. Ce fut très difficile. Cependant je m’accrochais à 4/6. Sans aucune perf de la saison…

Puis ce qui devait arriver, arriva. Je suis descendu 5/6.

Les voyages

Lorsque je suis allé en Australie, j’ai décidé de prendre mon physique en main et j’ai commencé à pratiquer le Yoga régulièrement.

Le yoga

J’ai tout de suite accroché car j’ai appris à m’écouter. Dans une salle bouillante à 30-33 degrés,  nous enchaînions les postures d’équilibre, d’étirement, de gainage, le tout en synchronisant la respiration à chaque mouvement. J’en ressortais léger et avec le sourire. Ça en devenait même addictif. Il m’arrivait d’y aller tout les jours de la semaine.

Grâce à la pratique régulière (45 min par jour) j’ai vu mon corps changer à vue d’œil en très peu de temps (2 mois). J’ai compris que si on voulait devenir une meilleure version de soi, on le pouvait. Le corps s’adapte.

Je découvrais mes limites au niveau de ma souplesse et comment faire pour les repousser. Ces limites sont directement liées aux tensions que j’ai moi même crée. Comme disait la prof Colombienne du mardi :  « créez l’espace ».

Tout le monde peut le faire. Je redécouvrais une nouvelle marge de progression.

Le yoga et le tennis

Je me suis dit : Pourquoi pas ? Toutes les qualité que j’avais apprises au yoga, m’étaient utiles pour le tennis : La concentration, la force, la souplesse, la proprioception… J’y ai trouvé un lien intime avec le tennis :

Aussi, d’où que l’on parte, il est possible d’avancer, sans être dans la compétition, sans devoir se comparer qui que ce soit, sauf à soi. Mais ce n’est même pas nécessaire. La progrès allait venir sans même l’attendre.

Tout dépend de la régularité dans la pratique et du respect de soi.

Une vision nouvelle

On dit que les voyages ouvrent l’esprit et c’est vrai. A mon retour en France on m’a proposé de faire parti d’un groupe d’entraînement avec des moniteurs de tennis de la région durant une heure trente semaine. Dès les premiers entraînements, j’étais plus calme et plus concentré. Cela m’a permit de créer un lien plus intime avec ma technique.

Par exemple si je voulais être audacieux, je le pouvais sans devoir à me booster à bloc comme avant. Sans chercher cette rupture. Maintenant, je m’autorise à rater sans remettre tout en cause et ça m’aide énormément. et cela a eu des répercussions directes sur ma confiance en moi.

J’acceptais plus facilement l’idée que je ne pouvais pas être à 100% de mes capacités tous les  jours. Mais si j’étais a 100% de mon potentiel du jour c’était déjà excellent. C’est pareil dans la vie. Grâce à cela j’ai réussi à descendre mon degré de frustration et être et retenir le meilleur a chaque pratique.

L’année suivante je suis remonté 5/6 en passant en moyenne 4 tours a chaque tournoi et en gagnant souvent 6/0

 

Une nouvelle approche pour apprendre

Cette expérience m’a montré que la technique n’était pas l’élément qui détermine l’efficacité d’un joueur, c’est une conséquence. La technique est seulement la partie visible du jeu.

Mon projet

Bien que je veuille partager cette pédagogie avec vous, j’ai à coeur de devenir 0 au moins une année dans ma vie. Au moment où j’écris, je suis 4/6 et je pratique le yoga quotidiennement. Je souhaite publier un article ou une vidéo par semaine pour vous aider à progresser au tennis et je souhaite filmer mon aventure tennistique en même temps.

 

Je vous souhaite une belle aventure.

Mathieu

Mathieu Coulon

Je suis moniteur de tennis professionnel depuis 2009 et j'aime utiliser les neuro-sciences et la diététique pour apprendre le tennis dans de meilleurs conditions. Je pars du principe que si nous nous sentons mieux, nous apprenons plus vite et sur le long terme.

Voir tous les articles de Mathieu Coulon →

Une réflexion sur « Mon histoire »

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