27 novembre 2021

2 Les règles de base pour enseigner le tennis à votre enfant

Avant de commencer laissez moi vous présenter le contexte, tel que je le vois.

 Votre enfant à l’école.

Les principes d’enseignements à l’école actuelle ont été fondé à l’époque de la révolution industrielle au début des années 1900 et n’a toujours pas été revisité depuis : Le professeur est au tableau et présente le même programme pour toute la classe, le tout à un rythme donné. (Il faut suivre le programme). L’approche est très visuelle et c’est principalement directif.

Lors d’une évaluation, le professeur extrait un morceau de la réalité et note essentiellement l’enfant sur ce qu’il a manqué. Oui, sur 20 réponses possibles, si l’enfant commet 6 erreurs, alors il aura 14 sur 20. Il n’est donc pas noté sur ce qu’il sait mais sur ce qu’il ne sait pas.

L’enfant n’a donc pas l’occasion de se mettre totalement en valeur, puisqu’on ne lui à tout simplement pas demandé son avis.

Petit à petit, il apprend que faire des erreurs, c’est mal et reçoit même des notes négatives. Le message lancé est clair : « Si tu n’avais rien fais, tu aurais eu une meilleure note. Est ce cela l’éducation ?

C’est comme si il était devant un buffet, et qu’il devait tout manger et tout ce qu’il laissera sera compté sur la note. Cerise, sur le gâteau, il doit tout manger en moins d’une heure. eh oui ! puisque quelqu’un avant lui l’à déjà fait. C’est donc possible !

Voici l’école actuelle, l’art de transformer de la connaissance (la nourriture) en quelque chose d’écœurant, à cause d’une seule règle : Tout manger, même si nous n’aimons pas ça et dans un temps donné.

L’école nous présente un savoir cru, pas cuisiné et en plus il faut tout manger pour ne pas avoir à en payer le prix fort. 

Pourtant il y a tous les aliments ! On devrait être au paradis ! De l’histoire, des mathématiques, de l’orthographe… Mais à cause de ce procédé, les enfants sont progressivement dégoûtés du savoir et ont peur d’être corrigés. Je me suis inspiré des travaux d’Idriss Aberkane, doctorant en neuroscience pour vous présenter cela je vous invite à voir la vidéo après la lecture de cet article. Cliquez ici – 6 »40

 

Quel est le rôle du savoir ?

C’est de nous rende la vie plus facile, plus légère.  

A mon sens, la manière la plus appropriée pour évaluer une compétence est l’exposé ! Préparé en groupe et présenté à toute la classe, Il crée un événement hors du commun qui permet aux enfants de s’exprimer selon leurs points forts et surtout de développer leur coopération, leur facultés de recherches personnelles et aussi l’art de communiquer des idées. C’est une manière bien plus vivante et plus proche de la réalité pour évaluer, vous ne trouvez pas ?

Et c’est pareil dans la vie de tous les jours : Pour un entretient d’embauche, une conférence, faire de la promotion, la prise de parole en public est l’une, si ce n’est LA peur numéro une de l’être humain. N’est ce pas le meilleur moment à l’école primaire pour apprendre à communiquer en faisant face à ses peurs ? (Quitte à faire des erreurs).

N’est ce t’il pas comme cela que l’on devient excellent ? Par essaie-erreur ?

Regardez, nous n’avons pas appris à marcher du premier coup. Nous nous sommes d’abord levés, puis tombés, puis relevés, puis tombés… et maintenant nous marchons sans réfléchir et nous pouvons même courir !  N’est ce pas magnifique ?

Un être humain ne peut pas être parfait par contre il peut être excellent et c’est bien plus puissant !

C’est ce qui nous différencie des machines ou des objets. Un objet est un produit fini, il réponds à une fonction par rapport à son usage. Un être humain, ne sera jamais parfait car il est en constante évolution. Alors laissons nous le droit à l’erreur. Surtout lorsqu’il s’agit d’apprendre.

Le but de l’entrainement n’est pas d’éviter les erreurs mais de réduire son nombre. 

Le feedback d’après match est la partie fondamentale du processus d’apprentissage. Cat tout commence par là en réalité.

Quand nous transmettons un savoir, nous ne déballons pas toute notre science, nous mettons sur la voie, nous sensibilisons.

Donc tout part de ce qu’il vient de se produire, cela démontre le degrés de compréhension et le degré de maitrise.

1 ) Vous enseignez déjà

Vos attitudes et vos croyances constituent déjà un enseignement pour votre enfant. Un jour une artiste m’a dit : « La forme, c’est le fond ». Au début je n’avais pas compris. C’est qu’en suite quelques semaines plus tard que j’ai compris et c’est évident !

Il faut tellement de temps et de technique pour peindre une œuvre qu’une déconcentration ou une compulsion de la part de l’artiste peut nuire à sa composition en une fraction de seconde. A un certain niveau, il se peut que soit fatal.

En introduction je parlai d’erreur que faisaient les parents impliqués quand ils étaient stressés et impatients. Ils qu’ils manquaient (sans s’en rendre compte) d’honnête et de sincérité (envers leur enfant mais aussi envers eux même.)

Ponpon sur la Garonne, ils démontraient quelque chose qu’il ne savaient même pas faire eux même. Comment voulez vous que ça fonctionne dans ces conditions ? Aucune chance.

Il m’est arrivé de parler de cela à un parent et ça a tourné au conflit. Surument parce que je n’avais pas choisit le bon moment pour lui en parler (alors que j’entrainais son fils). Sans s’en rendre compte, il détruisait tout.

Remplit de mauvaise foi sur son acte, la relation et la confiance était froissée.

En tant que parent vous n’avez même pas besoin de donner des conseils techniques, ni même d’être un expert du tennis pour que votre enfant progresse.

Au contraire, faites confiance à votre fils, et montrez des attitudes que vous aimeriez voir chez lui sur le terrain. Inspirez le.

2 ) Autours de l’enfant

Au final, votre relation d’aide ne passera pas dans le contenu que vous lui transmettrez mais dans la relation que vous avez avec lui. Retirez de votre langage, « Ça c’est bien, ça c’est mal » et tenez-vous simplement disponible pour lui.

Ressentez sa joie mais aussi sa douleur. Sans chercher à trouver une solution immédiate.

Accueillez le sans le juger

 Entre 0 et 7 ans, devenez simplement le meilleur ami de votre fils ou de votre fille. Rentrez dans son monde partagez, vivez ! sans but… (selon Bruce Lipton, docteur en neuroscience)

3 ) Le jeu, le meilleur moyen pour apprendre  

Si l’enfant prend du plaisir dans ce qu’il fait alors il s’impliquera. Si ça part de lui vous n’aurez pas à le motiver. La meilleure plateforme pour apprendre quoi que ce soit est le jeu. Il est multi-sensoriel et c’est l’idéal pour apprendre. Il est aussi très stimulant. Du moment qu’il y a des règles, un but, des moyens, tout peut se transformer en jeu. J’en parle davantage dans cet article.

4 ) Mettez vous à sa hauteur 

Ce n’est pas juste s’accroupir pour rentrer dans son monde. C’est considérer que nous sommes égaux. (Un corps, un esprit, des énergies et des émotions).

Vous avez eu la chance d’être né avant lui et vous avez pris des astuces pour survivre, mais ça ne mais ça ne fait pas de vous une meilleure personne que votre enfant.

Cette horizontalité dans les rapports conduit à la même règle pour tout le monde. (Enfant et adulte)

Ce que vous pouvez simplement faire c’est l’inspirer. Vous ne pourrez jamais faire pour lui ou le sanctionner si c’est mal fait. Il est comme il est. Cela traduit simplement son degré de maîtrise à un moment T. Ne cherchez pas à ce que ce soit fait à votre gout ou à votre manière car là aussi c’est un jugement.

Proposez simplement un jeu et votre enfant s’y prêtera. Amusez vous. Et ne vous inquiétez pas, le ridicule n’a jamais tué personne.

Ce principe d’horizontalité, vous amènera vers des situations authentiques de partage et vous permettra d’apprendre beaucoup sur vous. Car encore une fois, si vous souhaitez que votre enfant évolue vous devrez vous aussi évoluer. C’est donnant-donnant.

C’est cette relation d’amour et de responsabilité qui rendra situation plus facile à changer. Soyez optimiste

5 ) La communication

Si vous n’avez pas d’attentes, votre bien être sera meilleur et votre langage corporel sera plus accueillant. Vous offrirez à votre enfant la possibilité de venir vous parler à propos de ses émotions. Ca lui enlèvera un poids et vous aurez plus d’informations pour mieux connaître ses sentiments.

Toutes attentes entraine de la frustration.

 

6 ) Vers de nouvelles perspectives.

Ce respect mutuel donnera lieu à une relation de qualité. Tout comme vous souhaitez que votre enfant et vous le soient : des être humains de qualité. A mon sens cela se traduit par une maîtrise de vos émotions et de la gratitude d’un côté comme de l’autre.

Il ne s’agit pas de se prendre au sérieux, mais simplement d’être pleinement impliqué. Si vous l’imaginez c’est que c’est possible. 

7 ) Citations

Don’t practice to get it right, practice until you can’t get it wrong.
Ne t’entraines pas pour bien faire, entraînes toi jusqu’à temps que tu ne puisses plus rater.

Personne inconnue

“Insanity is doing the same thing over and over again and expecting different results.”

La folie c’est de faire les mêmes choses encore et encore et d’espérer des résultats différents.

Albert Einstein

Ci dessous, pouvez vous me dire problème vous rencontrez avec votre enfant en compétition ?

Mathieu Coulon

Je suis moniteur de tennis professionnel depuis 2009 et j'aime utiliser les neuro-sciences et la diététique pour apprendre le tennis dans de meilleurs conditions. Je pars du principe que si nous nous sentons mieux, nous apprenons plus vite et sur le long terme.

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2 réflexions sur « 2 Les règles de base pour enseigner le tennis à votre enfant »

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